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Pour les 80 ans de la Sécu, la revue Salariat envisage dans son troisième numéro l’extension du champ de la sécurité sociale à partir du modèle que constitue la production de soins de santé que la Sécu a suscité.
La Sécu c’est la garantie du revenu, mais c’est aussi la prise en charge de la santé et de la maternité. Le pari est de la prendre comme modèle pour penser de nouvelles organisations économiques, en arrivant à la « mise en sécurité sociale » de certaines activités productive. Modèle la Sécu ? Oui, quand on considère son efficacité financière, 2% de déficit soit 15 milliards d’euros pour un budget de 628 milliards d’euros. A comparer à l’État, 453 milliards de budget avec un trou de 147 milliards (32%). Sécu inachevée, on en parlait en 1946 pour le logement, ce qu’a esquissé le 1% patronal, et pour le chômage, ce qui a donné lieu à l’UNIEDIC en 1958. Mais depuis ?
Salariat revient sur la sécurité sociale alimentaire, dont on parle beaucoup en cette année d’élections municipales. Mais la revue discute aussi du conventionnement des médecins, qui régit le remboursement des consultations médicales ou encore du risque dépendance, qui manifestement n’a pas encore trouvé sa place dans la sécurité sociale. Ce numéro analyse également le devenir du statut des électriciens-gaziers, qui a porté la mise en sécurité sociale de la production et des personnels à un niveau inégalé. Il évoque enfin un « projet de sécurité sociale industrielle », fondée sur une démocratisation de l’accès des salariés aux fonds publics pour sauver une industrie en voie de disparition.
Intervenants
Claude Didry, Centre Maurice Halbwachs
Nicolas Castel, Université de Lorraine
Suzanne Girard, Centre Maurice HalbwachsInformations pratiques
Mercredi 1er avril, de 17h à 19h.
Entrée libre et gratuite, sous réserve des places disponibles.
Bibliothèque Jourdan-SHS, École normale supérieure-PSL, 48 boulevard Jourdan Paris 14e.

